29 janvier 2008
Appelez-moi Gigi


Après avoir contemplé ses oeuvres en design d'intérieur, je me sens submergée d'un profond respect pour le panache de Ghislaine Viñas. Vu l'application de couleurs toniques sur les murs, contrebalancé par l'utilisation judicieuse de meubles blancs, un soin particulier à rendre le décor toujours équilibré, sa connaissance des classiques américains et sa touche européenne, sans oublier sa capacité de rendre une pièce majestueuse tout en lui ajoutant une touche d'humour en guise de finition... je me plais à imaginer cette femme que je viens de découvrir ce soir.
Naturellemement espagnole, elle est brune et extravertie, charmeuse et chaleureuse, et elle se plaît au bout de quelques rencontre à vous glisser : you know, you can call me Gigi !
Et bien... tout faux. Exit le cliché espagnol ! Ghislaine Viñas est originaire de Hollande et élevée en Afrique du Sud, elle possède un bureau de design à New York. Blonde aux yeux bleus, du genre élégante et racée, son éclectisme lui provient de l'intérieur, profondément vibrant et inspirant. Appelons-la plutôt Ghislaine, tout simplement.
28 janvier 2008
Petit oiseau deviendra gros
Voire même, deviendront agressifs... Z'auriez dû les voir débarquer sans gêne, sur le crâne d'un skieur faisant la pause sur le balcon.
Rappelons-nous qu'il est interdit de nourrir les animaux des parcs de la Sépaq.
On ne le fera plus monsieur le juge, promis !
24 janvier 2008
It smells NYC
Dring, dring, dring !
C'est Tinetine qui m'appelle, tout excité parce qu'il vient de gagner une fournée de prix de présence en assistant à l'émission de Martha Stewart... Ils sont décadents ces américains... Regardez voir :
- Magazine Body and Soul (facile, c'est dans la famille martha stewartienne)
- Brosse à dent électrique
- Panier de produits de soin bio
- Une paire de running avec une puce GPS (!!!)
- Un laptop HP
Une heure chez Martha, et il repart avec des pris d'une valeur de 2000 $. Et on jase, heureux de ce prétexte-ils-sont-fous-ces-américains-qui-surenchèrent-le-meilleur-placement-de-produit pour se dire des niaiseries et je le supplie de revenir parce que je m'ennuie tant de mon complice... Non, l'échéancier recule, Tinetine ne semble pas vouloir passer l'hiver au Québec. Bouhou!
Pour me consoler, il m'invite donc à venir le voir... I can't : pas de vacances, et je dois économiser. Mais tellement envie de me rendre illico à New York que je n'ai pas visitée depuis 1 an déjà... New York au printemps... New York au mois de mai, l'été quoi... Mais ma parole... New York au mois de mai... C'est la première de Sex in New York City...
Regardez-la. Déjà ça elle fait rêver. Rendez-vous le 30 mai 2008, avec les copines et les TineTine de ce monde. Et pas besoin de running GPS, c'est la 87 sud droit devant et ici pour le blogue officiel du film.
Je viens de trouver cette photo. Non, mais quelle assurance d'oser la grosse ceinture en stud sur l'imprimé gracieux de la robe de soie. Et regardez les chaussures galbe-moi-le-mollet... Comment fait-elle pour pouvoir se tenir là-dessus. Ben c'est ça. Nous aussi d'abord on veut exactement CETTE paire de chaussures-juste-bonnes-pour-la-pose. Ouh que les line-up d'américaines seront décadents... Oh qu'il y aura de la surenchère du style wanna be Carrie. M'est d'avis que les meilleures places, c'est assis su'le trottoir en faisant de la photo pour ce New York city contest improvisé !

P.-S. J'voulais vous offrir drette-là-clé-en-main le visionnement du trailer, mais pour une raison obscure, le code de Macromédia ne veut pas se transformer en vidéo Flash. Je sacre et j'abdique. Z'irez le voir sur Youtube....
23 janvier 2008
danse-moi
Pfiou... Y'en a du monde qui passe ici ces temps-ci...
Tout ça à cause de lui qui fait virevolter mes statistiques d'achalandages.
Z'avez raison. À votre place, je me dépêcherais d'aller le voir.
Et s'il ne reste plus de billets, même aux supplémentaires, vous pourriez aller voir ça, et on s'en reparlera !
13 janvier 2008
Marjane et Persepolis

J'sais pas ce qui nous a pris hier de se pitcher en fin de journée à l'Ex-CEntris. C'est comme si la ville de Montréal avait eu la même idée en même temps. Faut dire que pour un samedi de janvier, une ville pas de neige-fait frette, combiné au battage publicitaire qu'il y a eu, puisque récipiendaire du Prix du public de Cannes... On a été obligée de s'y reprendre à deux fois. Sold out. Je ne vous raconte pas le bordel à l'intérieur - extérieur du cinéma... 27 files qui partent dans tous les sens, les gens impatients, zéro-niet-zéro-organisation du personnel vraiment très blasé de l'Ex-Centris... Bref, une incursion à New Delhi en pleine heure de pointe aurait été plus agréable...
Ne reculant devant rien, nous sommes allés nous imbiber d'alcool et sommes revenus à l'assaut. Je peux vous dire qu'1h30 plus tard, on a tout oublié nos désagréments tellement Persepolis a pris toute la place. Un film en bande dessinée avec des images sobres en noir et blanc, d'un esthétisme à couper le souffle, qui nous plonge dans l'univers de Marjie, petite fille qui grandira à Téhéran et qui nous raconte son Iran, sous le régime du Chah opressant.
Sous un trait de crayon naïf, les personnages prennent vie avec les voix de Chiara Mastroianni (Marjane), Catherine Deneuve (la maman) et sublime Danielle Darrieux dans le rôle de la grand-maman. Nous avons tous et toutes eu 5 ans, et il est difficle de s'imaginer vivre dans un système de répression politique, qui font que notre oncle préféré sera remis en prison et y mourra, que nos voisins s'enfuient, que notre ville soit bombardée. À travers mes larmes (et mon voisin aussi ne se gênait pas pour pleurer), et mes éclats de rire car Marjane, elle n'est pas du genre à se laisser marcher sur les orteils, je saisis davantage ce que le mot guerre peut signifier, moi qui ai grandi à des année-lumières de cette réalité, dans le plusse meilleur pays du monde, comme disait l'autre.
Longue vie à la BD, le film, sa bande sonore ou Chiara chante "The eye of the tiger", et tous ses produits dérivés. Allez faire un tour sur le MYSPACE du film, tout le making of y est expliqué.
11 janvier 2008
Gipsyland
De tout temps, mon film culte c'est la Belle Histoire. Les chassés-croisés à travers 2000 ans d'histoire, Lelouch, ses personnages touchants, la maman gitane qui danse une fleur rouge dans les cheveux et puis toute la famille qui habite dans un palace de luxe avec le manège de la Grande roue que pour eux... Des gitans à qui tout sourit !
Tout m'émeut des gitans. Sans domificile fixe et avec peu de moyens, ils ont le mérite d'avoir su se forger une identité aussi forte. J'en retiens leur musique qui prend aux trippes, leur liberté, leur bohème fleur sauvage, étoffée et colorée. J epourrais vous parler également de Gadjo Dilo, mais ça, c'est une autre hsitoire.
Sagement asise dans un confortable divan, j'ai bondi de joie en découvrant LA Jeanne Bayol. Fort connue des français, la gente dame acceuillait notre dame Di Stasio en sa magnifique demeure. Tout d'elle, émanait la gitane reconstiutée des temps modernes : ses magnifiques bijoux, les savantes compositions de ses vêtements, ses couverts en poterie, son amour des choses qui ont une âme... Z'avez vu son mortier vieux de plus de 100 ans ? Jeanne Bayol, c'est une beauté sauvage, raffinée, écclectique, enflammée, colorée. C'est la version gitane de Tricia Guild.
Mais le véritable coup de grâce, c'est qu'après avoir terminé la succulente recette de soupe au pistou, les arômes s'échappaient de l'écran catodique, les copines sont allées bavarder dans ce lieu époustouflant. Nommez-moi une personne qui ne veut pas ça dans sa cour ?
Non seulement contente d'assouvir ses passions : cuisine du terroir et l'art de vivre provençal, don inné de la décoration, collection de sacs et vêtements, la réfection de vieilles roulottes, Jeanne Fayol a l'élégance de partager ses talents avec nous. Je suis définitivement preneuse !


10 janvier 2008
Cashmere Mafia
Nous étions quelques happy few avant-hier midi conviées à un dîner d'anniversaire d'une collègue, mais non la moindre : Ze productrice senior, celle qui tire de la télécommande plus vite que son ombre.
Rien que dans un break-cigarette avec elle, on peut tout connaître de la programmation américaine, du nom des héros de chaque série, son excitation pour chacune des intrigues qui se nouent. Lorsque Ze productrice est débordée par le travail, elle punche le soir une demi-heure avant le début d'une émission, et fait vrombir son moteur pour être assise devant son écran pour n epas manquer le générique d'ouverture. L magnétoscope, le moins possible à moins d'y être vraiment obligée !
Mais toujours est-il que mardi soir, Ze productrice a capté dans son radar une toute nouvelle série, qu'elle nous a raconté avec moults détails, mais surtout avec beaucoup d'entousiasme. Ze productrice a un talent inné de conteuse. Nous étions suspendues à ses lèvres. Tous que nous étions (56 ans à 26 ans, donc générations confondues), nous n'avons pas hésité à faire la comparaison avec ZE série : ZE SEX IN ZE CITY...
Comment se faisait-il que nous avions manqué un tel happening ? Nous étions prêtes à payer le fort prix pour quiconque aurait eu l'idée judicieuse d'immortaliser les premiers moments de cette série sur une VHS. Nous n'avons pas eu besoin de faire des bassesses. Mercredi soir, quelques-unes d'entre nous avons pu se forger une opinion pour vrai, les 4 protagonistes étaient de retour en reprise. Ô moment de joie et de bonheur...
Toujours est-il que malgré une équipe ferrée, dont le producteur Darren Star, oui, oui, le producteur de IN ZE CITY... j'ai éprouvé un certain malaise. La comparaison est obligatoire, on nous la met dans le visage : 4 femmes highly fashionatas et leurs histoires de jobs, de famille et de relations. Le même angle quoi. Mais les filles évoluent, obviously, dans les hautes sphères du pouvoir, des responsabilités et du salaire. Et on en met plein la vue. Dear Lucy Liu déballe son nouveau sac Gucci avant d'aller affronter les défis de son nouveau poste d'éditrice.
Le rythme de la première émission est rapide, le temps qu'on campe un tant soit peu les personnages et leur univers. Et le tout évolue dans un environnement de luxe. Alors que Carrie Bradshaw était définitivement identifiée à la tendance "Modern Boho", on positionne les femmes de Cashmere dans un univers vraiment hollywoodien, qui manque un peu d'âme et d'humanité quant à moi, oû les valeurs semblent également évoluer dans le même sens : compétitivité et pouvoir. Le titre est très équivoque.
Ma déception provenait sûrement du grand talent de conteuse de ZE productrice qui m'avait déjà fait adôré le premier épisode, mais surtout je me suis imaginé dans une série de rendez-vous hebdomadaires avec mes 4 futures-nouvelles-meilleures-copines. Le processus d'identification aux personnages ne s'est pas fait, tout au contraire de ceux dans SEX, mais cela n'est pas une raison pour bouder une nouvelle série qui me permettra au moins de sauver quelques deniers en achat de magazines de mode. Et laissons la chance aux coureuses, y'a toujours de la place pour de nouvelles copines.

07 janvier 2008
D'là bonne tv siouplaît !

© Radio-Canada
Quel cadeau... Tout sur moi-saison 2 drette le premier jour-ouvrable-officiel-du-retour-des-vacances...
Dès ce soir 21 h 30 place à nos héros, version renouvelée. Et à 21 h pour le dernier épisode de la saison, histoire de replonger dedans.
Et c'est ici pour l'entrevue donnée à Christianne Charette ce matin.
J'sais pas pour vous, mais moi ça me rend heureuse !
06 janvier 2008
I still love fushia

© ryan mcginnis
Ce week-end, Lutin chéri s'est gardé du temps pour lui, en marge de notre couple. Du coup, j'ai été obligée de faire pareil. Ce qui en soi est salutaire d'oxygéner nos habitudes. En théorie et en pratique c'est très sain de se recentrer sur ses envies, ses projets, ses paresses, ses lectures. Mais en pratique, le dimanche-jour-des-amoureux-sans-mon-lutin-c'est-pas- l'fun-du-tout. Y manque de la chaleur dans votre dimanche matin... et un café au lait. Mais ça c'est une autre histoire.
Alors donc aujourd'hui, forte de mes obligations de célibataire, quoi de mieux que de se plonger dans le ménage histoire de me resaper le moral. Il fallait que ça bouge alors j'ai mis Sauvageon Premier à la porte ouaip... et même dégarni mes fenêtres de leur décorations ! C'est fini les vacances... tout le monde dehors !
Et pffffffffffffff, d'un coup de baguette, mon logis m'est réapparu dans toute sa splendeur... sa hauteur... et sa blancheur... Il me semble très grand et un peu dénudé. Il est vraiment temps que je pense à la peinture et à la garniture des murs...
Jadis dans mon ancien appartement avait été créé le boudoir rose pour répondre à mon adoration de cette couleur. En arrivant ici, je me suis dit qu'il serait temps d'évoluer vers d'autres gammes. Tout les univers en blanc ponctués de légers accents toniques me plaisent énormément. J'ai donc passé du temps sur d'excellents sites de décoration, et je... trouvez-vous ça normal vous que ce qui m'attire est encore ça ?

Je sens l'odeur du Phenix qui renaît stimulé par la chaleur émise par le fushia...
Mais ponctuons le tout par beaucoup de blanc, car c'est là ou se situe l'évolution...


Mais je ne suis pas certaine... Bref, ça me prendrait sûrement un autre week-end de célibataire pour mijoter à tout ça. Finalement, c'est loin d'être désagréable de se replonger dans mes projets !
02 janvier 2008
Du registre de l'érotique
Ce qu'il y a de bien avec les cadeaux de Noël, c'est qu'il y a des traditions et plus particulièrement celle de Mère suprérieure. Elle offre toujours un cadeau qui, une fois déballé, se traîne partout : de la salle de bain au lit, à la ride de 5 minutes en autobus, et il finit la journée avec vous, sous l'oreiller, toujours à portée de main pour vous accueillir lorsque vous vous éveillez.
Mère supérieure fait une minutieuse recherche, et enquête chez les libraires. Des critères précis font de l'heureux élu un gage de bon temps : des mots de qualité et un rythme endiablé. Cette année ne fait pas exception. C'est même du très grand cru avec toute la dépendance impliquée lorsqu'une histoire prend emprise sur vous. Et c'est tellement bien écrit que ça vous donne envie de tomber amoureux une autre fois... de votre Lutin chéri. Disons que les pauses lecture sont bien inspirantes. Le seul problème, est qu'il m'est impossible de lire incognito dans le métro...
Allez, bonne année de lecture !
