11 août 2008
Do it yourself : meubles faits de branches.
Je ne sais pas combien de temps je serai assidûe, mais j'ai envie à chaque mois de proposer un projet DIY.
Non seulement ça permet d'exprimer sa créativité, mais une fois le projet fini, ça nous remplit d'une fierté inégalée ! J'ai réussi ça, moi ? Oui madame ! Et critère non négligeable, ça coûte pas mal moins cher que chez les designers.
J'avais vu dans un magazine de décoration, de magnifiques tables cubiques assemblées avec des branches de bois. La Adler collection de Brent Comber Originals Inc., talentueux artisan jouant avec les matières premières issues de son coin de pays : North Vancouver dans notre très British Colombie. Le tout a un prix, que je ne peux malheureusement pas me payer.

Qu'à cela ne tienne... Je suis tombée par hasard sur ce post et vlan, une façon économique de se faire notre table façon British-colombienne !
La même idée peut s'appliquer à ce chouette miroir vu chez West Elm.
10 août 2008
Francis Francis X5
Je l'ai longtemps espérée.
N'importe quel format, couleur, un penchant pour sa soeurette X3, mais surtout amoureuse des lignes et des couleurs toniques de cette machine à caféine. Au nombre de fois qu'elles me sont passées sous le nez, choppées par des biddeurs d'ebay beaucoup plus féroces que moi, moi qui me pensais rusée d'ailleurs...
La faim creuse l'appétît, et en véritable féline cet après-midi, j'ai enfin réussi à refermer mes griffes sur une de ses fameuses machines, issues de la célèbre maison italienne Illy. C'est d'ailleurs en l'honneur du fondateur Francesco Illy, que la machine a été nommée Francis Francis.
Voici mon nouveau rayon de soleil.
Latte is on me !
06 août 2008
Pour un automne pop-art
via Anthopologie
Dur dur de se sortir des années 80. Alors que j'avais enfin réussi à réussi à oublier mon amour pour les murs de couleurs toniques... Si vous pensiez que les espaces blancs allaient durer longtemps ! Le catalogue-maison d'août d'Anthropologie en met partout. Hautement graphique et coloré, la pop-life s'empare de la maison. Ce qui permettra d'égayer nos coeurs, compte tenu de la couleur dominante cet été : le grisgris de la pluie.
Si vous appréciez son oeuvre, mais n'êtes pas prêts à faire le saut en déco, rendez-vous au musée des Beaux-Arts dès le 25 septembre, pour l'expo dédiée à Andy Warhol. J'ai vraiment hâte.
image via national gallery
02 août 2008
Le tampon est au communisme ce que le manche est au balai.
L'art de faire mentir la une de votre journal qui clame le nouveau modernisme de la contrée niponne. Foglia débarque en Chine couvrir les jeux Olympiques et y constate des ratées. Du bonbon.
31 juillet 2008
Ô revoir Vittorio

Photo et imagesvia Info Design Canada
Je me suis assise toute droite dans mon lit en entendant la nouvelle ce matin.
Vittorio Fiorucci, le plus grand affichiste montréalais, nous a quitté cette nuit, emporté par un AVC.
On s'était dit avec Mi, qu'on allait l'appeler et qu'on irait le visiter ensemble, qu'il en ferait une tête, chacune le connaissant de son côté...moi par le travail, elle car ami de sa famille de bohèmes bourgeois à l'époque. Le temps a filé. On ne l'a jamais appelé.
Je commençais ma carrière dans le monde des communications quand j'ai engagé Vittorio. Il avait généreusement accepté de faire une affiche pour un événement de la Fondation des maladies du coeur. Pendant 2 mois, on est devenu des potes. J'ai appris sur la vie, sur le métier. J'ai eu le privilège de travailler avec un maître du design, mais ça, je ne le savais pas.
On s'est aimé comme des italiens. Il m'a invitée à souper le premier soir de notre rencontre de briefing, il m'a amené chez-lui et montré sa collection de jouets anciens et m'a raconté sa vie d'un regard coquin. C'est un formidable conteur et je le trouvais drôle. Il pouvait déraper pendant deux heures, et clac, jamais perdu, il fermait une à une toutes les parenthèses qu'il avait ouvertes deux heures plus tôt. Il est venu me reconduire à la maison dans sa voiture antique à deux heures du matin. La totale. Du coup, j'étais subjuguée, il avait fait de moi ce qu'il voulait.
Il avait rugi quand je lui avait rapporté les propos
d'une collègue à l'effet que la position de son bonhomme ressemblait à
la croix gamée. Il avait rugi encore plus fort lorsque je lui avait
demandé de grossir les logos des commanditaires. À force de l'entendre rugir, je n'étais plus effrayée et je lui tenais tête. Je pense qu'il a bien aimé, j'ai eu droit à une promo : il m'amenait chez son graphiste et on allait prendre des cafés pour finir la semaine. Je lui ai même présenté ma vieille voisine italienne pauvre et quasiment aveugle qui travaillait dans son jardin du matin au soir, Rosa de la rue Villeneuve. Tout mon quartier la connaissait, fallait que Vittorio rencontre notre petite-italie!
Puis après tant d'intimité...c'est devenu chiant. J'avais les intérêts des commanditaires à défendre contre ses vertus artistiques. Ce que j'ai fait, avec mon peu d'expérience, j'ai dû le froisser. Ce qui m'a valu d'être expulsée immédiatement de sa Masaretti décapotable, il était cramoisi, du coup je l'ai engueulé du trottoir... Et je suis partie en le traitant de vieux fou, et lui en faisant crisser ses pneus.
Le lundi matin, je n'étais plus enragée contre lui, j'avais bien d'autres misères, mon chum m'avait laissée. Je n'avais pas l'énergie de dealer avec lui. Ne répondant pas à ses appels, pensant que je le boudais, il est venu jusqu'au bureau pour s'excuser. Je me suis plongée dans ses bras et j'ai pleuré comme un bébé. C'est lui qui m'a sauvé, je n'oublierai jamais comment il m'a consolée ce jour-là. Il m'a kidnappée, m'emmenée luncher et on a fait une grande balade dans sa décapotable. Il m'a raconté les femmes de sa vie, l'Italie, Gilbert Rozon, la vie, je l'écoutais heureuse point, consciente de ce moment privilégié, ma peine s'était assoupie. J'étais partie à 11h du bureau et je suis rentrée à 3h45... Personne ne pouvait rien dire, j'étais avec Vittorio.
On a mangé au restaurant pour clore le projet, et on s'est recroisé des années plus tard, il revenanit de Bali et moi aussi, on s'est promis de se revoir, et je ne l'ai jamais rappelé. J'ai voulu aller à la rétrospective de son oeuvre l'an dernier aux bains Matthieu et j'ai oublié le moment venu. Mais aujourd'hui je me souviens, de tout. Je souris en pensant à toi Vittorio, grand séducteur sous les étoiles, tu trouveras sûrement quelqu'un à charmer là-haut. Merci pour tout.
30 juillet 2008
Wordle : gugusse graphique
Regardez ce que je viens de trouver : ça s'appelle Wordle.
Note à l'usager : ici, vous perdrez votre temps, mais créativement ! C'est une application java qui vous permet à partir d'un texte ou liste de mots de votre choix, d'organiser le tout graphiquement en générant une fresque de mots. Vous pourrez vous amusez en changeant la typo, les couleurs, leur forme... Peu intéressant pour les as des logiciels de mise en page (Quark, InDesign, Illustrator...) mais pour les novices comme moi, c'est ludique à souhait !









